Luna 2 — Wikipédia

La sonde Luna 2

Caractéristiques techniquesMasse au lancement390,2 kgTrajectoire

OrbiteTrajet Terre-LuneImpact avec la Lune le 14 septembre 1959

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La sonde spatiale s’écrase sur la Lune à une centaine de kilomètres du website d’atterrissage LUNA d’Apollo 15 (en haut à droite sur cette carte).

Le lanceur et los angeles sonde spatiale Luna 2 contenaient trois de ces sphères en acier inoxydable portant les inscriptions СССР 1959 (URSS 1959) qui devaient être libérées sur le sol lunaire.

Luna 2 (ou Lunik 2 ou Objet 00114) est une sonde spatiale soviétique lancée en 1959 vers la Lune. Elle est développée au tout début de l’ère spatiale dans un contexte de compétition severe avec les États-Unis. C’est le most desirable engin spatial à entrer en touch avec un autre corps céleste. Luna 2 marque le début de l’exploration du Système solaire par des engins spatiaux.

Contexte de la undertaking[modifier top of the line satellite artificiel, Spoutnik 1 par le missile balistique intercontinental soviétique R-7 Semiorka a lieu en octobre 1957. Mais dès 1955, le futur responsable du programme spatial soviétique, Sergueï Korolev, envisage d’utiliser cette fusée pour lancer une sonde spatiale vers los angeles Lune. Il suffit, selon ses calculs, d’ajouter un étage supplémentaire au missile pour atteindre l.a. vitesse de libération de l’appeal terrestre (eleven,2 km/s contre 7,nine km/s pour une satellisation en orbite basse) et lancer un engin spatial de quelques centaines de kilogrammes vers notre satellite tv for pc naturel[1]. Après le succès retentissant de Spoutnik 1, Korolev crée au sein de son bureau d’études, l’OKB-1, trois nouvelles entités dédiées respectivement aux satellites de télécommunications, aux missions habitées et aux sondes spatiales lunaires. Cette dernière shape est placée sous l.a. responsabilité de Mikhail Tikhonravov et de Gleb Maximov[2]. Par ailleurs, un programme comportant une série de missions lunaires aux difficultés croissantes est élaboré par l’académicien soviétique Mstislav Keldych. Ce plan prévoit[3] :

un ideal vol (Ye-1) consistant à envoyer un engin s’écraser sur los angeles Lune ;

une undertaking de photographie de l.a. face cachée de los angeles Lune (Ye-2) ;

une task consistant à faire exploser une bombe nucléaire sur los angeles surface de la Lune pour prouver de manière irréfutable que l.a. sonde a atteint notre satellite tv for pc naturel (Ye-three). Une maquette de l.a. sonde emportant une bombe atomique sera réalisée mais cette version sera abandonnée rapidement à purpose des risques d’accident au lancement, d’un manque de visibilité de l’explosion et des effets négatifs sur l.a. communauté scientifique ;

Ye-five consiste à effectuer un relevé photographique détaillé de la surface de l.a. Lune ;

Ye-6 doit couronner le programme avec un atterrissage en douceur et la transmission d’un landscape lunaire.

Cette liste est soumise à LUNA l’Académie des sciences soviétique et au dirigeant soviétique Khrouchtchev. Un décret formalise l’accord de ces autorités le 20 mars 1958. Korolev fait développer le moteur du troisième étage[N 1] par Sémion Kosberg, un nouvel arrivant dans le domaine des fusées et un transfuge de l’aviation. À l’époque, le fournisseur attitré des moteurs-fusées, Valentin Glouchko, ne peut fournir dans les délais l’étage souhaité. L’ensemble formé par l.a. Semiorka et le troisième étage “Bloc Ye” (Bloc E en alphabet latin)[N 2] reçoit le nom de code 8k72 mais est baptisée Luna dans les communiqués officiels. Le nouveau lanceur permet de placer en orbite basse une fee de four,5 tonnes contre 1,three tonne pour l.a. variante sans 3e étage et d’envoyer vers la Lune une masse de 440 kg. La Luna, sous l’appellation Vostok, sera utilisée par l.a. suite pour placer en orbite Youri Gagarine, le top-rated homme à voler dans l’espace[four],[five],[6].

Les sondes Ye-1[modifier most fulfilling type de task consistant à faire s’écraser une sonde sur los angeles Lune, les ingénieurs développent les sondes spatiales de los angeles série Ye-1. Celles-ci reprennent los angeles forme sphérique des premiers satellites Spoutnik avec un diamètre plus essential (80 cm au lieu de 56 cm) et une masse quatre fois plus élevée (361,3 kg pour Luna 1). La coque extérieure est réalisée dans un alliage d’aluminium et de magnésium. Plusieurs antennes et capteurs d’contraptions scientifiques sont fixés sur la floor de los angeles sphère parfaitement polie. La sonde ne dispose d’aucun moyen de propulsion et est stabilisée par rotation avec une vitesse de 1 tour toutes les 14 minutes. L’intérieur de l.a. sphère est rempli d’azote pressurisé à 1,3 bar ; un ventilateur brasse le gaz pour le maintenir à une température include entre 20 et 25 °C en exploitant l.a. présence de sources de chaleur (l’électronique embarquée) et de froid (los angeles face de la sonde située à l’ombre). L’énergie est fournie par des batteries zinc-argent. Un émetteur/récepteur radio transmet les télémesures et scientifiques en bande métrique avec un débit de 1 kilobit par seconde. La sonde dispose d’un émetteur de seLUNA cours fonctionnant en ondes courtes. La fee utile comprend :

un magnétomètre tri axial ;

un détecteur de rayons cosmiques par effet Tcherenkov ;

un détecteur de micrométéorites utilisant l’effet piezoélectrique ;

des détecteurs d’ions du vent solaire ;

des compteurs Geiger (sous-série Ye-1A uniquement).

Par ailleurs, le troisième étage du lanceur embarque une rate de sodium qui est libérée dans los angeles magnétosphère à très haute altitude[7].

Une série d’échecs (septembre 1958 – juin 1959)[modifier los angeles durée du temps de combustion des étages, dont dépend los angeles précision des trajectoires, est mal maitrisée et l’allumage d’un étage durant le vol reste un exercice aléatoire. Une erreur de 1 m/s (zero,01 %) dans la vitesse de l.a. fusée, d’une minute d’arc dans l’azimut de l.a. trajectoire ou de 10 secondes dans l’heure de lancement entraine un écart de two hundred km au niveau de l.a. Lune[8]. Les ingénieurs soviétiques vont lancer en 1958 et 1959 six sondes spatiales de los angeles série Ye-1 avant d’atteindre leur objectif.

Au printemps 1958, le responsable du programme spatial soviétique, Sergueï Korolev, apprend que les États-Unis, avec lesquels l’Union Soviétique a entamé une path de prestige, préparent l’envoi d’une sonde vers la Lune au cours de l’été dans le cadre du programme Pioneer. Bien que le troisième étage développé par Kosberg ne soit pas parfaitement au factor, Korolev fait préparer le lancement d’une sonde lunaire Ye-1 à la date prévue pour le lancement de los angeles sonde spatiale américaine ; la trajectoire calculée par l’équipe soviétique est plus courte et la sonde soviétique est assurée d’arriver avant l.a. sonde américaine. Pour ce lancement comme pour tous les suivants, les Soviétiques ne dévoilent los angeles venture et son contenu qu’après coup et seulement s’ils sont réussis, tandis que les Américains annoncent à l’avance l.a. date et les objectifs de leurs sondes spatiales. Les échecs soviétiques sont ainsi dissimulés accentuant l’impression de domination de l’astronautique soviétique durant les premières années de l’ère spatiale[N 3]. Le 17 aout, jour du lancement de los angeles première sonde lunaire américaine Pioneer, le lanceur américain explose en vol. Korolev décide de reporter son propre lancement pour améliorer l.a. fiabilité du lanceur. Le greatest lancement de los angeles sonde lunaire soviétique a lieu le 23 septembre, mais il échoue. Un problème de résonance entraine la désintégration du lanceur en cours de vol. Le jour de l.a. deuxième tentative américaine, le 11 octobre, Korolev dispose d’un lanceur également prêt. Le troisième étage du lanceur de l.a. sonde américaine Pioneer 1 est à nouveau victime d’une défaillance mais la fusée soviétique qui est lancée dans los angeles foulée est de nouveau victime du phénomène de résonance. Le problème est corrigé et une troisième tentative est effectuée le four décembre. Le lancement échoue à nouveau à la suite d’une défaillance de la turbopompe injectant l’oxygène dans l.a. chambre de combustion du troisième étage. Les Américains sont aussi peu chanceux avec leur lanceur puisque leurs deux tentatives des 8 novembre et 6 décembre LUNA échouent également[nine].

Lors de l.a. quatrième tentative soviétique, le 2 janvier 1959, tous les étages du lanceur remplissent leur rôle et los angeles sonde parvient enfin à s’arracher à l’orbite terrestre. Mais l.a. trajectoire suivie n’est pas parfaite, automobile l’arrêt du 2nd étage, qui est radiocommandé, est déclenché trop tard. La sonde qui devait s’écraser sur l.a. Lune passe à five 965 km de distance et se trouve placée sur une orbite héliocentrique. C’est donc un demi-succès pour l’équipe de Korolev, mais les autorités soviétiques s’empressent néanmoins d’annoncer que l.a. sonde a parfaitement rempli les objectifs qui lui étaient fixés en réalisant trois premières : s’arracher à l’orbite terrestre, survoler à faible distance los angeles Lune et se placer sur une orbite héliocentrique. La sonde est sur le moment baptisée Mechta (rêve en russe) mais sera renommée un an plus tard Luna 1. Ses devices permettent de découvrir le vent solaire. Aucun LUNA champ magnétique significatif d’origine lunaire n’est mis en évidence et le flux de micrométéorites s’avère beaucoup plus faible que prévu. Deux mois plus tard, les Américains réussissent à leur tour à survoler los angeles Lune (mission Pioneer 4). La sonde lunaire soviétique est légèrement modifiée (version Ye-1A emportant un piège à ions conçu par Konstantin Gringauz sur l’hémisphère opposé à ses antennes) et est lancée le 18 juin 1959. Mais cette cinquième tentative échoue car le lanceur est victime d’une défaillance d’un de ses gyroscopes[10].

Déroulement de la assignment[modifier a european lieu le 12 septembre 1959, après que le lancement depuis le cosmodrome de Baïkonour a été repoussé trois fois. À l’instar de Luna 1, elle libère le 13 septembre un nuage orange de sodium gazeux facilitant le suivi de sa trajectoire et permettant une nouvelle fois d’étudier le comportement du gaz dans l’espace. Ce même jour, après 33 heures et half-hour de vol, l.a. sonde Luna 2 cesse d’émettre des signaux radio au moment de son effect sur los angeles Lune. Son point d’impact est localisé dans la région lunaire de Palus Putredinis, à l’est de los angeles Mare LUNA Imbrium, entre les cratères Archimèdes et Autolycos. Ce lieu, qui sera baptisé par l.a. suite Sinus Lunicus en mémoire de l.a. sonde Luna 2, est situé approximativement à une longitude de 0° et une range nord de 29,1°. Trente mins plus tard, le troisième étage de sa fusée s’écrase également sur l.a. Lune. Étant donné la vitesse estimée de l’impact (3,3 km/s, soit plus de 10 000 km/h), los angeles sonde Luna 2 ainsi que le troisième étage de sa fusée se sont vraisemblablement vaporisés au moment de l’effect. D’un factor de vue scientifique, Luna 2 restera dans l’histoire comme la première sonde à avoir prouvé l.a. présence du vent solaire dans l’espace grâce à son piège à ions. Elle a également confirmé l’absence de champ magnétique (détectable) de l.a. Lune et révélé l’absence de ceinture de radiations autour de la Lune[eleven],[12],[thirteen].

Postérité[modifier la première fois, un engin construit par l’homme atteint los angeles surface d’un autre corps céleste. La sonde s’écrase. Tous les instruments scientifiques ont parfaitement fonctionné et l’absence de champ magnétique lunaire significatif est confirmé. Krouchtchev utilise cette nouvelle preuve de la supériorité de los angeles technique soviétique en offrant au président Eisenhower le 15 septembre, lors d’un séjour effectué aux États-Unis, une réplique de sphères ornées des symboles soviétiques qui se sont écrasées sur l.a. Lune avec los angeles sonde[11 modifier le code]↑ À l’origine le missile R-7 Semiorka est constitué de deux étages tous allumés au lancement : un étage important (2e étage) et four propulseurs installés en fagot autour du précédent qui sont largués les premiers et forment donc le most effective étage.

↑ Ye est la sixième lettre de l’alphabet cyrillique. Les cinq premières lettres sont associées à l’étage important et aux propulseurs d’hire de l.a. fusée Semiorka

↑ L’objectif réel de Luna 1 et les quatre échecs qui précèdent Luna 2 ne seront dévoilés que dans les années 1990

Références[modifier in the Solar System : missions technologies and discoveries, New York, Springer Praxis, 2011, 453 p. (ISBN 978-1-4419-7898-1, lire en ligne)

(en) Boris Chertok, Rockets and People quantity 2 developing a rocket industry, NASA History collection, 2006

(en) Brian Harvey et Olga Zakutnayaya, Russian space probes : medical discoveries and destiny missions, Springer Praxis, 2011 (ISBN 978-1-4419-8149-three)

(en) Brian Harvey, Soviet and russian lunar exploration, Berlin, Springer Praxis, 2007, 317 p. (ISBN 978-zero-387-21896-0 et zero-387-21896-3, lire en ligne)

(en) Andrew J. Ball, James R.C. Garry, Ralph D. Lorenz et Viktor V. Kerzhanovichl, Planetary Landers and entry Probes, Cambridge University Press, 2007 (ISBN 978-zero-521-12958-nine)

(en) Asif A. Siddiqi, The soviet area race with Apollo, University Press of Florida, 1996, 489 p. (ISBN 978-0-8130-2628-2)

(en) Soviet space exploration: the primary decade, London, Barker, 1969, 341 p. (ISBN 978-zero-213-17799-7, OCLC 38347).

(en) Brian Harvey, The new Russian area programme : from opposition to collaboration, Chichester; New York, John Wiley & Sons, coll. « area science and technology », 1996, 408 p. (ISBN 978-0-471-96014-zero, OCLC 33078923)

Handbook of soviet lunar and planetary exploration – volume 47 technological know-how and era series de N. L. Johnson dans American Astronautics Society Publications, 1979

Soviets hit moon, information glide improves de E. Clark dans Space Technologies, 2, No four, pages four–6, octobre 1959

Voir aussi[modifier la Lune

Liste des objets artificiels sur d’autres corps célestes

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